On croit généralement que notre état de santé dépend uniquement de notre âge et de notre hygiène de vie. Pourtant, notre environnement intérieur, et plus précisément la qualité de l’air que nous respirons constitue un facteur déterminant de notre bien-être. C’est pourquoi il est important de surveiller régulièrement la qualité de celui-ci afin d’écarter les risques sanitaires liés à l’inhalation de polluants. Cela vaut d’ailleurs pour les bâtiments fraichement construits ou rénovés, car rien ne garantit que la QAI soit optimale à l’issue des travaux. Mais pourquoi réaliser une mesure de QAI à la réception de ces derniers ? Découvrez dans ce qui suit les réponses.
Mesurer la QAI à la réception des bâtiments : une garantie contre les risques sanitaires pour les futurs occupants
La réception du bâtiment marque la fin des travaux de construction et de rénovation. À ce stade, réaliser une mesure de QAI est important pour vérifier que la concentration en polluants ne dépasse pas le seuil règlementaire. En effet, l’usage de certains matériaux de construction contribue à l’émission de polluants dans l’air intérieur (ex. : COV, xylène, formaldéhyde, etc.). Pourtant, la présence de ces substances présente un risque pour la santé des futurs occupants ou exploitants des locaux. Elles sont en effet à l’origine de différentes pathologies affectant les voies respiratoires (ex. : toux, inflammation, cancer du poumon) et le système cardiovasculaire (ex. : hypertension artérielle). Cependant, pour les identifier et les quantifier, se référer à l’étiquetage du produit de construction ne suffit pas. Une mesure de QAI réalisée par un expert du domaine s’impose.
En outre, telle démarche est obligatoire pour faire certifier les installations. En matière de qualité de l’air à l’intérieur, il y a justement la certification WELL. Elle se base sur des données de performances et expérience utilisateur contribuant à l’amélioration de l’environnement intérieur des bâtiments en termes de santé.
Quel est l’intérêt de mesurer la QAI à la réception d’un bâtiment neuf ou récemment rénover ?
Comme il est dit plus haut, une surveillance de la QAI est tout d’abord réalisée dans un souci de conformité aux règlementations en vigueur. En cas de dépassement du seuil autorisé, le propriétaire du bâtiment peut en effet s’exposer à des sanctions, notamment le paiement d’une amende.
Par ailleurs, la mesure de la QAI d’un bâtiment à sa réception permet d’anticiper et de prévenir les risques sanitaires que pourraient encourir les futurs usagers. En se basant sur ses résultats, il sera ainsi possible de corriger rapidement les défauts aux matériaux et aux équipements de ventilation. La mise en conformité de ces derniers s’inscrit d’ailleurs dans la démarche d’obtention de la certification WELL.
Enfin, les résultats de cette analyse de la QAI influencent le choix des mobiliers et des diverses installations dans les locaux. En effet, il est important de noter que certains polluants de l’air peuvent également émaner de ces derniers. Le rajout de ceux-ci ne devra pas ainsi être à l’origine du dépassement de la concentration en polluant permise.
En bref, mesurer la QAI à la réception d’un bâtiment est une étape fondamentale. Elle est réalisée avant d’équiper ce dernier en mobiliers. Cette opération permet de s’assurer que la saturation en polluants autorisée n’est pas dépassée. Mais pas que ! Elle est effectuée afin d’identifier et de quantifier les polluants et, par conséquent, d’anticiper et de prévenir les risques sanitaires qu’encourent les futurs usagers des locaux. Elle s’inscrit en outre dans une démarche de mise en conformité des diverses installations, notamment celles responsables de la ventilation, pour l’obtention de la certification WELL.






