Ils restaurent les châteaux pour transmettre notre patrimoine

L’histoire de France peut s’enorgueillir d’épisodes passionnants et épiques, mais aussi d’un héritage encore largement présent dans notre paysage au travers des milliers de monuments historiques classés ou inscrits. Qu’ils comptent ou non dans la liste des monuments historiques on ne compte pas moins de 45000 châteaux en France dont le plus vieux serait le Castel Merlet, construit en Lozère durant le VIe siècle. Et si certains de ces édifices sont en ruines, nombre d’entre eux, qu’ils soient publics ou privés, sont encore debout et font le plaisir de leurs propriétaires ou des visiteurs lorsqu’ils sont ouverts au public. Mais cela n’en serait rien sans le travail acharné de restauration des châteaux mené par les acteurs publics ou privés qui en financent la préservation, ou encore sans le savoir-faire d’exception des artisans qui perpétue cet héritage. Zoom sur ces acteurs qui restaurent les châteaux et contribuent à transmettre notre patrimoine aux générations à venir.

Ils financent la restauration des monuments historiques

Sans surprise, il n’est pas surprenant que la préservation des édifices historiques repose sur des enjeux financiers.

  • Le premier acteur du financement de la restauration des monuments historiques, et en l’occurrence de la restauration des châteaux est l’État, au travers de subventions attribuées au cas par cas après examen par le DRAC.
  • Toujours dans le secteur public, les collectivités territoriales contribuent également à la préservation et à la restauration du patrimoine protégé, définissant un budget prévisionnel attribué à ce pôle d’action.
  • Viennent ensuite les entreprises voire les particuliers qui, régulièrement, se positionnent en mécène en apportant une aide financière pour la conservation, la protection et la rénovation des monuments historiques et œuvres d’art protégées.
  • De la même manière, associations et fondations de passionnés et d’amoureux du patrimoine se sont constituées dans le but de contribuer et d’appuyer la préservation t la transmission de notre patrimoine, y compris des monuments historiques.
  • Enfin, les principaux acteurs du financement des châteaux privés sont leurs propriétaires qui peuvent par ailleurs bénéficier d’allègements fiscaux sur la part des travaux de restauration à leur charge.

Ils coordonnent la cohésion la protection et l’entretien du patrimoine

La restauration des châteaux ayant traversé les siècles n’est évidemment pas une affaire d’improvisation. Divers interlocuteurs peuvent ou doivent être consultés afin de s’assurer que la restauration se fera dans les règles de l’art :

  • Le Conservateur Régional des Monuments Historiques qui se charge des questions techniques, juridiques et financières.
  • Les Architectes en Chef des Monuments Historiques, spécialisées dans la conservation et la restauration du patrimoine architectural.
  • Les Architectes du Patrimoine
  • Les Architectes des Bâtiments de France, dépendants des services départementaux de l’Architecture et du patrimoine et qui seront amenés à valider un permis de construire ou une déclaration préalable de travaux.

Ils réalisent les travaux de restauration des châteaux dans les règles de l’art

Parce qu’un château, et plus encore s’il a traversé les siècles, n’est pas un édifice comme un autre, les travaux de rénovation ne peuvent être menés comme ils le seraient pour une maison, ni même par les mêmes artisans. Certains pôles de restauration demandent en effet un savoir-faire et des connaissances spécifiques. On pense notamment à la taille de pierre, à la rénovation de vitraux, aux menuiseries anciennes, à la ferronnerie d’art, etc.

Au-delà de leur réputation, de leur ancienneté ou de leur catalogue de restauration, une série de labels et de certifications permet d’identifier avec plus de précisions les artisans qui seront à même d’assurer la restauration d’un château dans les règles de l’art :

  • Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) : créé en 2005, ce label récompense les entreprises d’excellence maîtrisant des savoir-faire traditionnels.
  • Certificat d’Identité mention Patrimoine (CIP) : délivré par la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment, cette certification atteste de références sur des chantiers antérieurs 1940 et de la validation d’un stage sur la culture et l’histoire de l’architecture.
  • Qualibat : label garantissant le sérieux des entreprises du bâtiment et solidité des moyens humains et techniques permettant d’assurer la réalisation des travaux.

Ainsi, si nous avons la chance de croiser régulièrement dans nos paysages français, voire d’avoir la chance de visiter aux quatre coins de la France des châteaux encore debout, c’est donc parce qu’une série d’acteurs, privés ou publics, financeurs, coordinateurs ou artisans perpétue cet héritage en assurant leur restauration.

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